Archives 2015

Compact, Bridge, Réflex ou hybride: Comment choisir son appareil photo ?

Si vous vous intéressez à la photographie, l’idée vient rapidement d’acheter un appareil photographique numérique pour réaliser vos photographies.
N’ayant pas encore une grande maitrise de la photographie, vous êtes un peu perdu pour faire cet achat alors je vais essayer de vous expliquer des plus simplement à quoi servent ces différents appareils, leurs avantages, défauts et leurs terrains de prédilection ( sans rentrer dans le détail et avec toute la subjectivité due à mon expérience, évidemment).

Pour commencer, si il n’existe pas un appareil ayant tous les avantages, cela est du à des contraintes physiques. Comme souvent, le choix sous contrainte est la base de la création en photographie ! (Choisir son appareil, sa focale, sa pellicule, son ouverture, son temps de pause, le mode de fonctionnement de sa cellule et tellement d’autres paramètres).

Les compacts : Facilement transportables, faciles à garder toujours dans la poche, il arrivent à réaliser de belles photographies notamment pour les scènes fixes : photographies d’objets, paysages. Cependant, le temps de mise au point est souvent lent, cela rend ces compacts difficiles à utiliser en reportage, essayez des photographies d’enfants qui jouent, pas simple !
Si vous prenez un modèle de base, vous serez rapidement frustrés si vous développez des connaissances techniques car certains ne laissent accès qu’à peu de réglages, vous ne pourrez donc pas mettre en oeuvre votre savoir. Préférez donc des gammes expert qui permettent de sortir des fichiers Raw, ont une griffe flash pour des flashs externes ou flashs de studio et permettent d’accéder à une bonne part des réglages comme sur un réflex.
Si vous prenez un compact à 100€, voyez ça comme un appareil jetable numérique avec quelques milliers de photo disponibles.

Les bridges : Pour moi, des appareils que je déconseille puisqu’ils ramènent le pire des 2 mondes. Quasi aussi encombrants qu’un réflex et aussi peu flexible qu’un compact ! leur seul avantage : le prix (parfois un zoom plus étendu aussi).
Clairement, je ne suis pas un adepte de ces modèles qui ne donnent pas la possibilité d’accéder à des gammes complètes d’objectifs tout en étant très proches des compacts en qualité d’image.

Les Reflex : Des capteurs plus grands, une grande rapidité de mise au point et de déclenchement, la possibilité de faire évoluer les possibilités avec de nouveaux objectifs, flashs. Par contre, ils sont encombrants et les investissements dans des objectifs complémentaires font très vite monter la facture !
Les grands avantages de se lancer dans l’achat d’un reflex et d’optiques de qualité est bien sur le résultat en images mais aussi l’ergonomie, le fait que l’on peut changer l’appareil tout en gardant ses objectifs, que les réglages sont à portée de main pour marquer son style, mettre en valeur les choix du photographe.

Les hybrides : Les différentes marques ont essayé de trouver une concession entre compact et reflex. Donner plus de rapidité de mise au point, de qualité d’image à des appareils qui ne sont pas des reflex, moins encombrants. Les nouvelles gammes d’hybrides sont impressionnantes de qualité.

Comme pour tous les outils, l’appareil photographique est à choisir selon l’usage qui en sera fait.
Beaucoup de Reflex restent dans une sacoche à la maison car trop encombrants, compliqués, beaucoup de compacts restent au placard parce qu’ils ne permettent pas au photographe de réaliser ce qu’il a dans l’esprit.
Pour simplifier, si vous souhaitez juste faire des photographies de famille sans jamais avoir envie d’aller plus loin dans les réglages et possibilités, prenez un compact simple.
Si vous souhaitez aller un peu plus loin avec un compact qui puisse se débrayer, par exemple en complément d’un appareil reflex, prenez un compact expert. Si vous n’avez pas l’argent pour un compact expert mais que vous n’êtes pas effrayé par l’encombrement, prenez un bridge.
Si vous avez du budget, que vous voulez un appareil photographique relativement compact avec une bonne qualité d’image et une vitesse de déclenchement acceptable, prenez un hybride.
Si vous n’avez pas peur d’un sac à dos photo, d’un investissement conséquent et que vous comptez être photographe et progresser, prenez un Reflex.

Paradoxalement, je conseillerais un compact expert pour ceux qui veulent faire de la photographie d’objets à vendre sur internet s’il n’ont pas un gros budget, pour des paysages en randonnée aussi.
Un hybride pour une personne qui veulent en plus faire de la photographie de rue, de reportage à la Cartier-Bresson, des paysages, des portraits et qui comptent en faire quelques agrandissements.
Je ne conseillerai pas de bridge sauf gros souci de budget et/ou besoin d’un zoom très étendu.
Si vous voulez devenir un photographe artiste ou professionnel plus tard, passez par la case Reflex, quitte à avoir d’autres appareil en complément pour certains usages.

Au bout du compte :« Le meilleur appareil photo, c’est celui qu’on a avec soi » Chase Jarvis.

Cette citation me paraît relativement juste, je rajouterai que j’entends comme appareil photo, un appareil qui permette d’agir sur les différents paramètres. Un téléphone portable ou un compact simpliste ne rentrent pas pour moi dans cette catégorie puisqu’ils permettent juste de cadrer et d’appuyer sur le bouton : pas idéal pour faire quelque chose de personnel…

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Une boutique en ligne pour faciliter l’achat de shooting cadeau

Je profite de cette fin d’année pour inaugurer une boutique en ligne permettant d’acheter des séances photo cadeau directement sur le site, de faire envoyer des coffrets cadeau à vos proches, le tout en réglant directement en ligne ! si vous voulez la visiter, cliquez sur l’image ci-dessous …

Photographie présentant une boutique en ligne de photographes

Achetez mes shooting, ils sont beaux, ils sont frais !

Pourquoi créer une boutique en ligne ?

S’adapter aux temps modernes! il me parait juste normal en 2015 de pouvoir acheter une prestation directement en ligne. Qu’il est pratique de pouvoir, sur le moment, discrètement acheter un shooting cadeau, faire envoyer un coffret cadeau à la personne, à tout moment et simplement !
Le e-commerce touche tous les secteurs, pourquoi en serait-il autrement pour la photographie?!

D’ailleurs, on voit des nouvelles offres comme Shooting box, Wonderbox tenter de prendre ce nouveau marché.
Sauf que derrière tout cela : des photographes se font encore exploiter, payés une misère, sans compter que vous ne savez pas quelle sera la qualité d’accueil, de photographies qui seront délivrées.

Assez logiquement, je vous encourage à acheter auprès de photographes professionnels plutôt que des sociétés qui essaient de faire leur beurre sur le dos des photographes.
Cela vous permettra de favoriser l’économie locale, de faire un choix de style de photographies, d’avoir de belles photographies réalisées par les même personnes qui présentent leurs photographies sur la pochette !

Tous les photographes ne se valent pas, quitte à faire plaisir, offrez un beau moment, des photographies de vrais professionnels reconnus !

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Exposition pour le rectorat : Le handicap dans l’éducation nationale

La photographie pousse à la rencontre, à la découverte, cela s’est encore vérifié au travers de cette exposition commandée par le Rectorat de Clermont-Ferrand pour communiquer durant la semaine du handicap dans le travail.

Photographie d'une institutrice en fauteuil roulant

La sortie pour la récréation.


Pour réaliser ces photographies, avec Mme Touati, responsable handicap du rectorat, nous avons du aller partager quelques instants de vie avec des personnes en situation de handicap au sein de l’éducation nationale.
Des enseignants, responsables d’établissement, personnels administratifs qui ont discuté avec nous de leurs problématiques dans le travail, des soucis pas forcément liés à leur handicap qui n’est qu’un élément parmi les autres.

Photographie d'un chef d'établissement au travail

Un responsable d’établissement engagé .


Pas des personnes affaiblies mais au contraire, fortes, passionnées, volontaires, qui se battent pour permettre l’éducation de nos enfants.
Parfois ignorantes des solutions pour les aider dans leurs tâches, ces personnes rivalisent d’ingéniosité pour accomplir leur travail. Si ces images peuvent aider à mieux accepter le handicap, à montrer que cela n’interdit pas les vocations, que des personnes en situation de handicap se signalent pour être aidées dans leur volonté de continuer leur travail, ce serait formidable.

Photographie d'un cours en langage des signes

L’enseignement en langue des signes : la beauté de la transmission par le geste !


Bien des courages rassemblés, celui de travailler malgré des contraintes physiques qui apportent de la pénibilité supplémentaire, celui d’admettre le handicap qui parfois, est peu compréhensible des autres, celui d’en parler librement pour aider les autres.

Photographie d'une handicapé donnant un cours d'histoire

Un cours d’histoire


Par ces photographies, j’ai voulu vous faire participer à un bout de leur journée, plus ou moins loin derrière leur épaule. Avec une forme d’anonymat volontaire, nous impliquer dans ces scènes parce qu’au final, nous pourrions bien demain nous retrouver en situation de handicap. Il nous faudra alors faire preuve de la même force, rester ou devenir malgré les difficultés.

Photographie d'une salle de classe

Du matériel spécial est fourni pour aider ces enseignants, une très bonne chose !


Merci à eux de m’avoir ouvert leurs classes et leurs bureaux, de m’avoir fait confiance.
Merci à eux pour la leçon !

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Pourquoi j’ai adhéré à l’UPP (Union des photographes professionnels / auteurs)

Photographie de portrait d'une poupée ancienne

Nous ne sommes pas des pantins !

Parfois, je mets sur ce blog une part de mes inquiétudes sur l’évolution de mon métier de photographe.
S’il est bon d’analyser et d’évoquer les problèmes, de constater que les photographes sont souvent solitaires, il m’est paru évident de prendre part à des organismes qui défendent les droits des photographes.
Désormais adhérent à la SAIF, à l’UPP, abonné au magazine profession Photographe, suivant les actions du SNP, j’essaie de mieux comprendre les acteurs qui travaillent autour de la situation des photographes, de mieux savoir comment me placer face aux autres acteurs de mon secteur d’activité.
Parce que je ne veux pas rester les bras croisés, soutenir les initiatives pour cadrer le métier de photographe, le défendre, je dois me rapprocher des autres pour faire cause commune.
Peut être un peu naïf, je ne veux pas rentrer dans l’idée que mon métier va disparaître, que c’est une fatalité.
Gagnant ma vie depuis quelques années grâce à la photographie, de mieux en mieux, je veux défendre ceux qui font ce métier avec justesse, passion, discernement dans une période troublée où personne ne sait plus ce qu’être photographe signifie.
Puisque nous sommes les acteurs de notre destin, je décide de m’investir de plus en plus pour défendre une vision positive de mon métier.
Parfois, dans les commentaires, je me fais attaquer par des  » ton métier de photographe ne sert plus à rien avec les nouveaux portables, faut faire avec ! » ou autres bêtises du genre. D’autres prennent mon engagement comme les paroles d’une personne aigrie de ne pas réussir à s’en sortir pour gagner sa vie en tant que photographe professionnel.

A ces gens là, je vous répondrai que je gagne ma vie, que je continue à développer mon activité. Mes clients sont des gens géniaux avec lesquels je prends un grand plaisir à travailler, leurs retours sont ma plus grande fierté.
Pas aigri mais inquiet de voir des personnes mal intentionnées tenter de gagner de l’argent sur le dos des photographes, je me refuses à accepter la médiocrité d’un monde sans photographes professionnels, d’accepter le nivellement de la culture par le bas alors je vais de l’avant tout en cherchant les alliés pour défendre la photographie professionnelle dans ce qu’elle a de plus noble !

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Helmut Newton : Artiste photographe obsédé par les femmes

Lors de mon passage cet été sur Berlin, il était impensable de négliger les visites de musées, notamment celui de la photographie ou plutôt la fondation Helmut Newton.

Pour cette exposition qui dure jusqu’au 15 novembre, sont présentés des travaux de Newton, Horvat et Brodziak.

Découverte et bonne claque devant le travail en noir et blanc de Brodziak: une photographie entre mode et comte. Un esthétisme qui coupe le souffle servi par de grands tirages impressionnants.

Photographie de l'artiste photographe Brodziak

Juste beau !

Une grande salle est dédiée à un cheminement, une balade dans les travaux de Horvat, un artiste qui a su passer dans tellement de styles avec talent.

Photographie de l'artsite Franck Orvat

Franck Horvat

Pour finir, sont exposés dans l’entrée ces grands tirages de femmes nues très connus du travail de Newton ainsi qu’une série sur les chambres d’hôtel, des stars prises en photo dans ce contexte juxtaposées à des photographies du contenu de leur chevet.

Photographie de l'artiste Helmut Newton

David Bowie dans sa chambre

Une salle est dédiée aux effets personnels de Helmut Newton, des éléments comme ses appareils photos, sa voiture, certains de ses costumes, des documents, affiches ainsi que son salon y sont exposés.
Le film reportage sur l’artiste par sa femme June est projeté dans une salle, un moyen de découvrir cet amoureux du corps des femmes durant certaines séances photo.
Habituellement, je ne suis pas particulièrement fan de ces présentations fortement tournées autour de l’homme plutôt que l’artiste mais dans ce cas, l’ensemble est réussi.

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Fête de la bière à Berlin

Ayant pu m’échapper quelques jours cet été, la chance a porté mes pas pour la première fois à Berlin.

Une ville incroyable, très très loin de ce que j’attendais, une ville à vivre, dynamique où les gens prennent le temps de vivre en allant boire une bière dans un parc même en plein centre ville, théâtre de barbecues où les rires couvrent les bruits des voitures.
Des musées incroyables, de la bière à tous les coins de rue (dommage que la bière ne soit pas belge, par contre ;-).

Parmi mes nombreuses balades et découvertes, j’ai pu faire un passage à l’une des plus importantes fêtes de la bière, plusieurs kilomètres de stands de bières de tous les pays, de multiples concerts, des tablées immenses, des saucisses partout !

Panneau de la fête de la bière à Berlin reportage-fete-biere-berlin biere-photographie-berlin-fete photographie-reportage-evenement-fete decor-fete-biere-berlin photographe-fesse-reportage-berlin photographe-stand-fete-noiretblanc Photographe-reportage-fete-biere Photographe-reportage-nb-63 photographe-reportage-noir-et-blanc photographie-reportage-secouristes-berlin photographie-vendeur-ballon-reportage portrait-flou-alcool-biere

Du coup, j’ai fait quelques images que je partage avec vous. Bonnes vacances à ceux qui sont partis, courage aux autres, votre temps viendra !

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Commercialiser l’art sur internet : Quel avenir?

Les artistes se retrouvent aujourd’hui face à de nouvelles problématiques pour se faire connaître et trouver le moyen de vendre leurs oeuvres.
La filière des galeries et du marché de l’art en général s’est encore complexifiée avec l’arrivée d’internet qui touche tous les secteurs de l’économie les uns derrière les autres.

Photographie durant un accrochage d'exposition à Clermont-Ferrand

Photographie durant l’accrochage au Pavillon de l’eau à Paris

Si les expositions étaient avant affaire de relationnel, de qualités artistiques du travail, que les galeristes s’engageaient en découvreurs de talents en prenant des risques, cela a bien changé!
De plus en plus, les galeries, salles d’exposition se font payer pour exposer les oeuvres de l’artiste, ne participent plus au frais de l’artiste parce qu’elles souffrent économiquement. Les pouvoirs publiques mettent à la location leurs salles plutôt que d’effectuer des choix culturels au point que les artistes ne disposant pas de moyens financiers semblent voir leurs chances diminuer comme une peau de chagrin.
Certaines galeries dans les grandes villes louent cher leurs murs pour les artistes qui rêvent de décoller.
Quel artiste n’a pas reçu des sollicitations pour aller exposer à New York contre quelques milliers d’euro.

A coté de cela, Internet, le nouvel « El Dorado » a vu apparaître tout un tas de concepts, de galeries virtuelles, de startups plus ou moins honnêtes dans leurs intentions.
Ces nouveaux lieux d’exposition et de vente de l’art sont difficiles à évaluer, leur efficacité n’est pas encore évidente du tout face aux filières traditionnelles.
Même avec la meilleure volonté, il est très compliqué de trouver des sites honnêtes, qui génèrent réellement des ventes alors le développement de la vente d’oeuvres d’art sur internet n’avance pas. L’avenir de la commercialisation de l’art est il sur internet?

Bien sur, je suis toujours en alerte à essayer de nouvelles possibilités, j’ai confié des oeuvres à la vente à www.adopteunart.com qui se propose de vous laisser essayer l’oeuvre d’art chez vous avant de l’acquérir.

Le site en version béta Art Lover Place semble vouloir devenir une interface de mise en relation entre artistes et acquéreurs, prélevant juste une commission de tier de confiance pour sécuriser la transaction.

A signaler aussi le site et concept d’une amie iciestlart.com, site de location d’oeuvres d’art pour les entreprises : un moyen intelligent de changer de décor avec goût pour les locaux qui reçoivent du public.

Alors, si vous avez des idées sur ces nouveaux modes de commercialisation, des sites mieux adaptés, n’hésitez pas à commenter ou me contacter !

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Photographie d’objets à 360° : le mobilier

Ma plus grande spécialité reste la photographie d’oeuvres d’art, notamment pour les ventes aux enchères.
Pour cette raison, j’ai l’occasion de voir de très beau objets. Mon goût pour les nouvelles technologies m’a forcément amené à aller voir du coté de la photographie 360° ou photographie 3D.
Voici une magnifique table à mécanisme vendue par Me Rouillac, commissaire-priseur à Vendôme.

Pour vous amuser, juste un double clique sur l’image et vous pouvez le tourner en plein écran, zoomer, soyez fous !


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Ce commissaire priseur met en ligne sur son site un certain nombre d’objets en 360°, cela fait la troisième année que nous collaborons sur les photographies d’oeuvres d’art.
Je suis très fier de participer aux somptueux catalogues de la Garden Party de cette famille de commissaires priseurs.

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Sarah Moon : artiste photographe

Photographie d'une modèle par Sarah Moon

La photographie de mode par excellence

Sarah Moon a commencé sa carrière comme modèle dans les années 60 avant de devenir cette photographe qui a éduqué notre oeil par la sensibilité de son oeuvre.
Bien connue pour ses photographies de mode, notamment pour Vogue, Chanel, Dior, Cacharel, je suis toujours fasciné par la délicatesse, l’inventivité mêlée de spontanéité que l’on retrouve dans une grande part de son travail.

Photographie artistique de Sarah Moon

Photographie du chaperon rouge de Sarah Moon

Par chance, j’ai eu l’occasion de visionner ses courts-métrages pour le festival Nicephore : « Quatre contes », l’épisode de contact ou sa voix nous porte au fil de son oeuvre, vu des tirages à plusieurs reprises, en galerie, expositions ainsi qu’à Paris photo.
De plus, j’ai pu croiser ce petit bout de femme, cette grande dame de la photographie aux rencontres de Arles ainsi qu’à Vichy pour le vernissage de « Portraits ».

Photographie de mode

Une photographie que j’adore

Tout cela pour dire que je suis conquis par cette artiste dont j’envie la sensibilité. Des photographies qui parlent au coeur, avec pudeur sans jamais être racoleuses. Pour moi, un travail qui évoque la féminité dans tout ce qu’elle a de plus beau.

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Photographe professionnel : un métier en danger ?

Voici un long article, si la condition des photographes professionnels ne vous intéresse pas, passez votre chemin!

Jeune femme moulant des parties de son corps

Photographies réalisées durant des performances de Trouble à Bruxelles.

Les photographes professionnels (entendez ceux bien déclarés qui paient leurs charges et travaillent beaucoup pour sortir leur salaire) sont devenus des pigeons, des vaches à lait. Leur avenir est compromis si des changements n’interviennent pas, vous allez comprendre pourquoi:

Plusieurs dangers pèsent sur cette profession, je vais vous en lister quelques uns (et ne pas me faire beaucoup d’amis au passage):

Pour vos fiches de résumé :

— Associations bidons
— Photographes non déclarés
— Siret re-employé (votre plombier photographe)
— Les clients qui font les tarifs
— La fin des droits d’auteur
— Le paiement par compensation (vous aimez les croquettes?)
— Les microstock (moins cher que moins cher!)
— Le filmage détourné
— Les sites de devis
— Les positions annuaires au plus offrants
— Les casseurs de prix tueurs de photographes comme Groupon
— Les galeries fast-art
— Les photographes contraints à fausses déclarations.

Si l’homme est un loup pour l’homme : le photographe est un loup pour le photographe!
En effet, une part de photographe a décidé de ne pas jouer le jeux de cette profession, de tenter toutes les malices afin de gagner sa vie avec la photographie, employant même des moyens non légaux!
Parmi ces « gros malins » : un certain nombre d’associations se sont créées depuis quelques temps avec des statuts non adaptés à la réalisation de travail commercial, profitent d’avantages fiscaux notables en dépit des lois, exercent une concurrence directe et déloyale avec les photographes professionnels. A ceux là, je dirai que des photographes professionnels se rassemblent pour lancer des actions en justice, cela ne durera pas aussi longtemps que les impôts qui vous rendront visite bientôt, d’ailleurs !

Ensuite, bon nombre de personnes proposent du travail au noir, des prestations non déclarées, ils sont devenus légions sur facebook, book.fr et autres supports. Les consommateurs sont heureux de profiter de cette « aubaine » : juste une petite question : êtes-vous heureux de payer plus d’impôts pour eux? êtes vous certains que vous n’auriez pas une plus grande sécurité, de meilleurs résultats avec des vrais professionnels? Comment vous retourner contre eux en cas de souci?

Je passerai sur les personnes qui se servent de leur Siret concernant une autre activité pour faire la promotion de services photographiques : Nous avons des taxis photographes, des plombiers photographes, des médecins photographes (ça peut être utile en cas de malaise dans un mariage!?).
En général, ce n’est pas leur activité principale alors ils peuvent pratiquer des tarifs déraisonnables … ils n’ont pas les même frais qu’un photographe professionnel, pas forcément les compétences et matériel non plus, regardez les codes NAF, ça donne un bon indice !

Photographie durant une performance d'art contemporain à Bruxelles

Les photographes ont parfois l’impression d’avancer avec un carton sur la tête

Une nouvelle mode: le client fait le tarif !
Désormais, votre client vous dit combien vaut votre prestation pour vous faire gagner le temps d’établissement d’un devis (qu’il est aimable), ce prix est légitimé par l’un des photographes dont je viens de parler qui a pris ce tarif la dernière fois … logique!?
Cela touche aussi bien les particuliers, les agences de comm, les institutions aussi. J’ai hâte d’aller chez le boulanger, de lui dire que la baguette, je la paie 30 centimes (le même prix que j’ai payé la dernière au supermarché pendant l’opération discount : 3 pour le prix de 2), il est sympa ce boulanger!

La mort des droits d’auteur !:

En effet, historiquement, le photographe facturait une prestation ainsi que des droits d’auteur en fonction des usages, publications faites de ses photographies.
Si vous parlez de cela à un client aujourd’hui, il part en courant !
Même si je trouvais ce système fastidieux, il est encore théoriquement en place et devrait être appliqué mais il ne l’est pas. Les autorités ont laissé gagner le « libre de droit » non-sens en rapport avec la législation française. Les diffuseurs veulent pouvoir faire ce qu’ils veulent de vos photographies, gagner le maximum sur votre dos sans jamais repasser à la caisse.
Nous passerons sur l’application du droit moral et des crédits photographiques par ailleurs… combien de fois faudra-t-il répéter que mettre le crédit photo de l’auteur n’est pas une option mais une obligation légale !

Le paiement par cadeau ou le paiement minimal en goodies :
Pour vous citer un exemple, je viens de voir passer un concours (comprenez recrutement) pour faire un reportage sur le festival Hellfest de la marque Doc Martens qui gagne 2 pass (s’il a les qualités requises), deux paires de chaussures et des goodies pour des articles à rédiger chaque jour (s’ils payaient la bière au moins).
Un concours organisé par Auchan de photographies d’animaux dont le gagnant verra sa photographie orner des milliers de boîtes d’aliments contre … des croquettes, l’abandon total de ses droits sur cette image est bien justifié par le cours actuel de la croquette!
Une vrai multiplication de ces « concours » sans gagnants ou les règles comprennent l’abandon, voire la négation de vos droits moraux et patrimoniaux d’auteur.

Une autre menace pour les auteurs: les sites de microstock ou banques d’images au rabais.
Lorsque les droits sur une images sont vendus parfois 15, 40 centimes, que le site prend la majorité en commission. Que l’auteur se retrouve à travailler lui-même à sa perte en prenant du temps pour rentrer ses images sur le site, vous imaginez sa rentabilité?!
Alors cela arrange beaucoup de gens ces images qui ne valent plus rien mais à terme, pas besoin d’être devin pour voir quel est le sort des photographes qui gagnaient leur vie en créant des contenus originaux pour les annonceurs !

ça y est, vous commencez à comprendre? j’en rajoute un peu?

Les photographies de classe et photographies de filmage:
Nous avons tous dans nos cartons ces photos de classes un peu coûteuses sur laquelle nous ne ressemblons à rien. Ces photographies étaient initialement vendues par un photographe, les collèges, lycées prenaient une commission pour s’occuper de l’organisation. Le photographe venait armé de courage, d’une estrade démontable, une belle ardoise et c’était parti!
Cela rapportait plutôt bien au photographe mais aujourd’hui, le photographe perçoit souvent 2€ par image, le reste étant pris par …. alors ne dite pas que le pauvre est un voleur, ce n’est peut être pas sa faute. Sans compter que désormais, la prise de vue est parfois réalisée par un professeur ou autre.

Les photographies de filmage comme votre tête dans une attraction à Disney, votre enfant à la maternité.
Ces photographies autrefois réalisées par de vrais photographes correctement payés sont désormais réalisées par des sociétés qui embauchent n’importe qui au SMIC, intéressant quand vous avez payé entre 250 et 600€ la plaisanterie … les commissions arrivent à motiver pour pousser à la vente … parfois, cela est même interne à la société, pas de petits profits.

Les sites d’aide au choix de votre photographe qui vous assurent que grâce à eux, vous trouverez le meilleur prestataire au meilleur prix. ( les photographes étant rares et cachés dans des grottes, heureusement qu’ils sont là)
Pensons à Starofservices.com, jechercheunphotographe.fr, pour ne citer qu’eux.
Ce que vous devez savoir est que ces sites ne regardent en aucun cas la qualité des prestataires, ni les fondements légaux de leur société non plus !
Il vendent le droit de répondre à votre demande de devis…
Une demande est faite sur leur site pour un photographe, ils vont ensuite demander à tous les photographes inscrits sur le site (et même ceux qui ne voulaient pas forcément s’inscrire) quelques euros pour pouvoir répondre au client. Imaginez l’argent gagné lorsque 5 photographes laissent 2 euros chacun pour essayer de se disputer un marché à 100€ bradé du fait de la forte concurrence!

Opération lors d'une performance d'art contemporain

Toujours une performance mais le métier de photographe, il faut l’opérer?

Les différents annuaires de prestataires ne sont pas tous payant à l’inscription mais des options existent pour que le photographe soit mieux placé dans les recherches moyennant quelques centaines d’euros par an …
Si les clients finaux ne s’en rendent pas compte, les photographes paient cher leur passage par ces structures.
Pensez plutôt à passer par les sites personnels des photographes, achetez une prestation et pas un prix !

Passons ensuite à des sites qui vendent des prestations bradées comme nos amis de groupon.
Nous voyons régulièrement des propositions de shooting à 29€, 39€, merveilleux, quelle affaire !
Etrangement, si vous regardez de près, ce sont souvent des associations (diantre, des associations commerciales …), Groupon, ces casseurs de prix vendent aux photographes le fait de se faire connaitre grâce à cela, prennent bien 45% au passage sur la prestation. Du peu d’argent rentré en caisse, les photographes sont obligés de ruser sur les statuts, de travailler comme à l’usine pour finir par arrêter une fois le matériel fusillé et le goût du métier parti en fumée.

Alors, en admettant que vous soyez artiste photographe, vous vous tournez vers les galeries pour présenter et vendre votre travail.
Les galeries prennent généralement environ 50% sur les ventes, cela peut paraître cher mais les frais sont importants et leur rôle est tellement important que cela se légitime.
Par contre, vous avez du voir apparaître des Yellow korner près de chez vous, la chance de trouver des superbes oeuvres d’art à prix modérés?!
Mais un petit rappel, une oeuvre d’art signifie qu’il en existe moins de 30, toutes tailles confondues, sinon ce ne sont pas des oeuvres d’art mais des tirages numérotés qui prendront probablement peu, voire aucune valeur sauf exceptions.
Ensuite, les pourcentages donnés aux artistes sont insignifiants ce qui ne semble pas très justifiés lorsque cette enseigne est en fait une franchise. Tout le monde peut ouvrir un Yellow korner pourvu qu’il ait les fonds, le choix du galeriste, son travail de sélection, son oeil pour trouver les pépites de demain …ce sera pour une autre fois !
En gros, vous êtes dans un Macdonald de l’art !

Afin de s’en sortir, le photographe se doit d’avoir des clients. Par contre, depuis quelques temps, certains acteurs imposent aux photographes de déclarer avec des statuts non adaptés.
Pour exemple, certaines rédactions de magazines qui imposent aux photographes de déclarer en cessions de droits au lieu de les salarier.
Le statut d’auteur est dévoyé au point qu’il ne faudra pas se plaindre de le voir tomber, la problématiques des intermittents ne sont pas bien loin.

Cet article, bien que long ne montre que la surface des choses. Alors à votre avis, le métier de photographe est-il un métier d’avenir?

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