Twestival de Clermont-Ferrand

Et bien oui, je dispose depuis peu d’un compte twitter (@_nicolasroger_) ce qui m’a amené à participer à la soirée du Twestival.

Les bonnes initiatives méritent d’être soutenues alors je ne pouvais louper cet évènement au profit de la Croix rouge se déroulant à la Coopérative de mai. Un concert des Cracbooms et des Bewitched hands pendant lequel des artistes ont réalisé des œuvres destinées à être vendues aux enchères pour la Croix rouge.

Parmi les artistes, agou ( plus connue ici sous son vrai nom, Sophie Navas, le monde est petit!) , pulcomayo , anto, cess et florent qui ont réalisées leurs oeuvres en live et galliane de « A l’ombre des murmures » qui a fourni pour la vente des photos dont je me suis porté acquéreur!

D’ailleurs, j’en profite pour vous rappeler ou prévenir que certaines œuvres réalisées durant la soirée seront mises en vente rapidement! De manière générale, si vous avez besoin de renseignements sur le Twestival, voici leur site.

Voilà, je vous mets quelques images de la soirée pour vous en rendre compte (merci aux organisateurs).

The Bewitched hands

Les artistes à l’oeuvre

Guitariste de The Cracbooms

The Cracbooms

Et quelques images de plus ici!

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L’eau

Cela fait un moment que je travaille sur une future exposition sur le thème de l’eau, j’ai décidé de vous en mettre une première image et de vous en parler un peu.

Tout d’abord, pourquoi l’eau? Simplement parce qu’elle me fascine, je ne peux passer à coté de l’eau sans plonger mon regard dans ce qu’elle retient. Que ce soit pour ces paysages qu’elle enferme ou l’autre vision qu’elle nous apporte sur ce qui nous entoure. Avec cette série, je travaille plus particulièrement sur les réflexions de l’eau dans le cadre d’abstractions, ceci avec une recherche quelques peu picturale autour la matière. Les symboliques de l’eau dans l’art, la littérature et la religion ne font que renforcer mon intérêt pour ce sujet inépuisable de beauté et de diversité, l’eau est le premier miroir de l’homme.

Je vous propose de commencer par cette image, qui a été prise en Angleterre, dans une forêt proche de Sheffield.

L'eau #1

Je vous met un détail car il sera compliqué d’appréhender la matière sinon, en effet, cet effet créé par l’eau n’est pas sans rappeler certaines des techniques des peintres.

Détail de L'eau #1

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Mon site: une nouvelle page d’accueil

Juste pour dire à ceux qui ne l’ont pas vu que j’ai changé la page d’accueil de mon site ce qui la rend, à mon sens, plus dynamique!
Maintenant, il va falloir changer les galeries, envie de vous mettre un peu de neuf.

Sous les conseils avisés de Sophie Navas, j’ai aussi créé une page facebook sur laquelle vous pouvez montrer que vous appréciez mon travail  sous le lien suivant: Ma Page Facebook

La nouvelle page d’accueil de mon site

N’hésitez pas à voir la toute dernière version du site internet d’un photographe plein d’avenir ;-)!

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Willy Ronis : le réalisme poétique.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de Willy Ronis, un photographe arrivé à la photographie par un mariage de raison ensuite devenu un mariage d’amour, selon ses propres mots. Ayant du reprendre la boutique de son père photographe tombé malade, il est entré dans la profession alors qu’il était avant tout passionné de musique, de dessin et de peinture, plus particulièrement de la peinture flamande du XVIIème. Ce photographe, qui s’est lancé en indépendant à la mort de son père a commencé par du reportage social pour des revues comme regards et le magazine Life.

La photographie ci dessous qui restera probablement comme l’une des plus emblématiques du photographe date de 1938, elle n’a été tiré pour la première fois qu’en 1980. Elle était fortement sous exposée et les papiers de l’époque ne permettaient pas d’en faire un bon tirage.

L'une de ses images les plus marquantes qui a failli tomber dans l'oubli.

Willy Ronis est considéré comme faisant parti du mouvement du réalisme poétique comme Robert Doisneau qu’il connaissait bien. Etant parisien, il a naturellement arpenté ses rues et constituera son premier livre de photographie de Belleville et Ménilmontant, je ne résiste pas à l’envie de vous mettre cette photographie d’enfant qui est un autre classique.

L'enfant à la baguette de pain

L'enfant à la baguette de pain

Il aura vécu 11 ans en Provence avec Marie-Anne son épouse et son fils Vincent, la photo suivante étant bêtement une photographie de sa femme en train de faire sa toilette alors qu’il faisait du plâtre dans le grenier. C’est en passant, allant chercher un outil, qu’il a pris son appareil et fait cette suite de 4 photos qui ont marqué l’imaginaire de tant de gens.

Marie-Anne Ronis - le nu provençal

Je ne pouvais clôturer cet article sans mettre un autoportrait, ce qu’il aimait faire depuis l’âge de 16 ans, âge ou son père lui a offert son premier appareil.
Malheureusement, il nous a quitté, j’ai le souvenir d’un homme d’une grande gentillesse, nous l’avions croisé à Arles avec mon amie, qui impressionnée, lui avait tendu une brochure montrant certains de ses travaux photographiques. Il avait pris le temps de quelques mots, parce qu’il savait rester accessible et partageait ses anecdotes avec plaisir.

Willy Ronis qui joue à se mettre en scène

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Photographie de charme

Ayant décidé de relancer les visites de ce blog même si elles sont de plus en plus nombreuses et je vous en remercie, j’ai décidé de jouer sur la corde sensible en cette journée de la Femme et vous présenter une photo de charme avec l’accord express de la modèle bien entendu!

Il est assez amusant alors qu’il n’y a aucune photo de nu sur mon site ou mon blog d’être appelé de plus en plus souvent pour réaliser des photographies de charme. A l’initiative de ces dames, pour émerveiller les yeux de leur compagnon. Chacun jugera de la pertinence du cadeau mais je me rappelle les mots d’une femme expert dans les ventes aux enchères (je resterai discret sur son nom) qui me racontait avoir fait plus jeune des photos de nu. Elle me disait en garder un très bon souvenir et apprécier d’avoir ces images aux qualités artistiques et sensibles de son corps de jeune femme.

J’apprécie ces séances ou je suis en général plus gêné que le modèle, mais le corps féminin reste quelque chose des plus esthétique et intéressant à mettre en lumière. Pour un photographe spécialisé sur les objets d’art, la Femme qui en a inspiré tant de courbes reste la naissance de tout ce qui est beau…

la beauté reste féminine...

Ah, je voulais juste dire qu’avant même le fait d’être ébloui par leur beauté, ce sont les qualités humaines des modèles que j’ai eu la chance de photographier qui me restent.

Et pour finir, je suis toujours surpris de voir que tout le monde ou presque aime à regarder un corps nu mais si peu osent à poser pour cela, je pense qu’il existe encore bien des photographes qui ont le talent et la sensibilité pour faire des photos qui restent bien loin de la vulgarité!

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Portrait de famille

Certains pensent que le portrait de famille chez le photographe est désuet, mais pourquoi???

N’est il pas plaisant hors des occasions de mariage de s’endimancher pour poser devant l’œil d’un professionnel, n’y a t il que les stars qui méritent de se faire tirer le portrait, et bien, je le dis haut et fort : NON !!! nous le méritons tous…..et ça ne coûte pas si cher!

J’en profite pour vous présenter le petit Luca, mon tout jeune neveu accompagné de ma petite soeur Emilie, ils ne sont pas mignons?

Portrait de Emilie et Luca

Ma soeur Emilie et mon neveu Luca

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Le sirha : La cuisine starisée

La cuisine prend pour ses passionnés des allures de grands prix ou de championnat du monde, il est à peine croyable de voir les délégations de pays comme le japon avec leurs cuillères en bois taper en rythme pour motiver leur champion et hurler quand se rapproche l’échéance. Je parle là de l’ambiance du Bocuse d’or, concours de cuisine parmi les plus prestigieux de la planète où l’on peut se rendre compte du réel engouement pour la cuisine.

Ce grand concours ainsi que des concours de pâtisserie ont eu lieu au Sirha, grand salon des métiers de bouche qui se déroulait à Lyon. J’ai eu la chance d’y rester quelques jours et suivre l’équipe du stand All-Clad, marque américaine haut de gamme pour les chefs cuisiniers, et amateurs passionnés.

Ustensiles de cuisine haut de gamme

All-Clad (Cette image faite à main levé sur leur stand, sans retouches, comme à mon habitude me plait, allez savoir pourquoi!  )

A cette occasion, j’ai pu faire la connaissance du chef Frédéric Coiffé qui faisait parti des finalistes pour représenter la France au Bocuse d’or, un personnage que j’ai beaucoup apprécié car, au delà de son talent indiscutable, il sait rester simple, n’a pas oublié d’où il vient et le chemin qu’il a fallu parcourir pour en arriver là. Prenant plaisir à faire découvrir de nouvelles saveurs aux chanceux sur le stand All-Clad  à base de produits originaux (la tapenade de truffes me laisse un délicat souvenir), j’ai été marqué par son enthousiasme face au concours, des étoiles dans les yeux, vivant à fond chaque moment.

Pour clôturer, Il m’a été amusant de voir les pièces faites pour le championnat du monde de pâtisserie, de croiser des stands de marques familières et en rentrant de me faire rappeler par mon papâtisser qu’il m’y avait emmené enfant.

Chef cuisiner Frédéric Coiffé

Frédéric Coiffé – Maître cuisinier de France

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Duane Michals : le fou génial

Durant les rencontres photographiques d’Arles, il nous est donné la chance d’apprécier les oeuvres de nombre de photographes et parfois d’assister à une visite commentée de l’exposition par l’auteur, ce fut le cas pour Duane Michals en 2009. Avec sa moonwalk, ses pics tonitruants, son humour imparable, passant d’une anecdote à une autre, difficile de résister à la tentation de vous parler un peu de son travail.

Madame Schrodinger’s cat

Comme ci dessus, il produit depuis les années 60 des séries d’images racontant des histoires drôles ou surréalistes, mêlant écriture et photographies pour arriver à une certaine poésie. Duane  Michals Jackson (comme il semblait vouloir voir évoluer son nom) impose une manière décalée et très personnelle de voir la photographie qu’il met en scène à l’inverse des photographes de l’instant.

photo de Margritte par Duane Michals

Magritte vu par Duane Michals

Photographe ayant tiré le portrait à quelques artistes dont Magritte, Warhol pour les plus connus, il aime à utiliser les techniques de double exposition pour des rendus surréalistes et intégrer une dynamique à l’image, un début d’histoire. Il semble aimer provoquer notre imagination.

parodie de Cindy Sherman par Duane Michals

Auto portrait de Duane Michal à la « Cindy Sherman »

Avec l’esprît et l’humour qui le caractérise, Il a un regard très critique face à l’art contemporain et ne manque pas de parodier les oeuvres de ses contemporains tout en riant des prix fous de certaines photographies ou sculptures.

En complément, voici un intéressant Article sur sa participation aux rencontres photographiques d’Arles en 2009 et plus généralement sur sa façon de concevoir la photographie.

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Zicmeup tour 2011 – Tremplin musical

Chers musiciens et mélomanes, je viens d’accepter un partenariat avec le site Zicmeup pour être le photographe des demi-finales et finales du zicmeup tour 2011 se déroulant respectivement à Vichy et Royat avec à gagner pour chacune de ces éditions un book d’une valeur de 250€. Ma petite part puisque les lots annoncés représenteraient un total de 200 000 €. Du coup, il va sans dire que j’encourage tous les musiciens à participer et les autres à voter sur le site.

Le lien vers le site ::  ZICMEUP TOUR 2011

et puis, pour illustrer cet article, une petit photo des Turbo tigers, juste pour le plaisir.

Bruce E. Love, bassiste chanteur des Turbo Tigers

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Le métier de photographe en évolution

Photographe : voilà un métier en pleine mutation comme tant d’autres.

A l’origine, il était fait appel au photographe pour les portraits car très peu avaient les connaissances techniques et le matériel pour pouvoir produire des photographies, d’autant que les premiers procédés étaient complexes et coûteux. Le choix  était donc évident de faire appel à un professionnel. Les premiers à très vite s’intéresser à ce nouveau médium ont d’ailleurs été les artistes peintres qui s’en sont rapidement emparés.

Aujourd’hui, la démocratisation du matériel, la grande simplification des procédés fait que tout le monde peut produire une photographie (on ne parle pas de qualité, entendons nous bien) ce qui était impossible à la base alors :  que devient la place du photographe professionnel face à cette nouvelle situation, à ces nouvelles technologies?

Ce constat amène pour les photographes d’aujourd’hui le devoir de créer une plus-value de par son intervention suffisante pour justifier son coût, c’est un discours bien économique mais contrairement à ce que certains peuvent penser, on ne remplit pas l’écuelle avec un appareil photo si facilement.

Comme tout professionnel, un photographe doit apporter un matériel performant, récent mais cela a un coût, bien sur! A mon sens, bien plus encore que le matériel, c’est un savoir faire ;  nourri de l’expérience (il faut avoir gâché de la pellicule), de la formation qui ne s’arrête jamais, du partage ainsi que d’une documentation et veille perpétuelle sur ce qu’il se fait, une ouverture sur la culture, l’histoire de l’art ( la composition est bien souvent référencée) . Même par hasard, une personne peut faire une bonne photo mais réussir quasi chaque image, quelque soit le contexte de prise de vue et toujours amener quelques choses de plus, c’est normalement ça être professionnel.

Je suis souvent chagriné par les compléments de dénominations autour de la profession comme : auteur photographe, artiste photographe, photographe d’art… Difficile de se définir, il me semble que pour pas mal de travaux,  le terme d’artisan photographe est plus approprié ce qui n’empêche pas la créativité et en dehors du travail, d’être artiste photographe. Quelle est la part de l’artiste et du technicien?  c’est un problème insoluble.

Ensuite, il y a bien des branches différentes dans la photographie ; que penser, par exemple,  des photojournalistes qui semblent souffrir de plusieurs phénomènes : des ventes de quotidiens et magazines clairement en baisse, l’arrivée d’une grande partie de photographies libres de droits ou que les auteurs laissent presque pour rien parce qu’il sont heureux de voir leur nom et leurs photographies apparaître. Comment blâmer un dentiste, passionné de photographie, assez bien équipé qui signera un contrat de 50€ pour les droits des images d’un livre entier? Certains livres vendus le sont avec uniquement des photographies libres de droits, ne faisant plus appel à des agences ou des photographes pour répondre à ces commandes.

Une fois finie cette parenthèse censée effrayer les jeunes qui souhaiteraient intégrer la profession, quel beau métier que celui de photographe!  Quelle récompense lorsqu’une personne fâchée avec son image vous dit s’aimer sur les vôtres, s’accepter mieux grâce à cela ; ou encore voir les visages des mariés vivre une nouvelle fois le mariage différemment grâce au reportage, un patron d’entreprise heureux de pouvoir défendre ses produits avec des images à la hauteur du soin qu’il apporte à son travail. Quel frisson de saisir l’instant qui ne reviendra pas et lui donner un prolongement vers l’avenir, en l’esthétisant pour le rendre plus beau encore.

Voilà les raisons qui me donnent l’envie d’accepter les contraintes grandissantes pour être photographe.

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